Perdre du ventre est un incontournable du printemps. Dernièrement, j’ai dû faire face à cette question que se pose un grand nombre de femmes…
As-tu un truc pour perdre un peu de ventre ?

Je vous avoue que sur le moment, j’ai eu envie de rire. Oui, pour comprendre ce reflex, il faut aussi avoir les images.
Descriptif : Coach Pilates, 1m72, un peu plus de 50 ans, du poids en trop et surtout sur le ventre d’ailleurs ! Comment est-il arrivé là ?
Alors maintenant que le diagnostic est posé, peut-on essayer de lutter contre le temps, les hormones, la malbouffe, les émotions, les dérèglements et autres maladies ?
Je ne vais pas vous parler comme un médecin, ni comme un spécialiste du ventre, mais comme Cécile. En tant qu’instructeur Pilates, j’ai cherché et lu un grand nombre d’articles et de manuels pour tenter de répondre aux questions que l’on me pose. A titre personnel, j’ai testé pas mal de choses et je continue…
1ère évidence : je suis comme vous.
Qu’est-ce qui nous fait prendre du ventre ?
Il y a une pléiade de raisons qui peuvent nous faire prendre du ventre. En voici quelques-unes
L’alimentation
Trop de calories bien sûr sont à la base d’un problème de poids la plupart du temps.
Le fait de cuire ses aliments dans le gras,
Allonger les cuissons. On sait par exemple que les pâtes, al dente, ont un index glycémique plus faible.
Le manque de fibres est un élément très important. En effet, elles diminuent l’absorption des graisses et permettent d’allonger le sentiment de satiété. On les retrouve dans les pruneaux, les amendes, les céréales complètes, les légumes verts…
Les jus de fruits, l’alcool, les plats préparés, les aliments trop gras et trop sucrés…
Bien sûr, il faut éviter de manger trop tard et de grignoter.
Ce constat, personne ne peut le remettre en cause. Il a été vérifié. Je l’ai testé bien sûr. Alors le résultat, c’est :
- STOP aux régimes restrictifs, cela ne fonctionne que très rarement.
- Ne vous mettez pas à faire 10 h de sport par semaine. On ne tient pas sur la longueur et cela serait contre-productif.
- Accepter que notre corps s’adapte au temps et que tout le monde est différent,
- Se faire aider, c’est sûr, car seul, c’est difficile. (diététicienne, psy, sophrologue…)
- Ne pas chercher à perdre trop vite, mais décider que cette nouvelle façon de s’alimenter sera pour toujours et s’astreindre à noter ses calories (honnêtement !).
Il existe des applis très simples et intuitives. Perso, j’utilise YAZIO (version gratuite, c’est très bien).
Pour moi, je constate que cela fonctionne. Je ne me prive pas, car j’aime le côté convivial de la nourriture, les apéros, la fête. Je suis gourmande, mais je perds.
Ok Tranquille ! Je l’avoue, mais ce n’est pas grave, car je ne souhaite pas me priver de trop ! Si je mets 2 ans pour atteindre mon objectif, et bien, c’est comme ça. Le principal, c’est d’y arriver.
Le manque de sommeil
Il y a des preuves qui montrent que les personnes consomment plus de calories si le sommeil est court et (ou) de mauvaise qualité.
Lorsque l’on manque de sommeil, on a tendance à se tourner vers les aliments gras.
Quel est le process ?
Lorsque vous dormez peu, ou mal, vous allez avoir un niveau élevé de ghréline et moins de leptine.
La ghréline est une hormone qui provoque la faim. La leptine, c’est le contraire. Donc lorsque l’on manque de leptine, le signal de satiété est retardé. C’est à ce moment-là que l’on risque de manger plus pendant la journée.
Alors, là aussi, tout le monde n’est pas égal. Il y a probablement un lien aussi avec l’activité que l’on peut avoir en journée. Si je prends mon exemple, une petite nuit de sommeil et une journée bien remplie ne me fait pas grossir. Par contre, si j’ai du temps libre… évidemment, il y a des risques que je me jette sur mon frigo ?.
Les maladies
Je vous conseille cet article de « Médisite » qui traite ce sujet et qui est très intéressant. Ils parlent entre autres du stress, de la rétention d’eau, de la thyroïde…
Bon, je ne vais pas vous raconter ma vie, mais pour moi, il y a cumul de stress et de rétention d’eau. Oui, et la rétention d’eau, ce n’est pas uniquement sur les jambes et les bras, mais aussi l’estomac, les intestins et le foie.
Alors qu’est-ce qui marche ?
Je vais citer quelques petites choses à faire, mais le problème est de s’y tenir. Je vous l’accorde, ce n’est pas toujours simple.
- Limiter les positions assises ou debout prolongées. Il faut se lever et faire quelques mouvements au moins 4 fois par jour.
- Pratiquer une activité sportive (Pilates évidemment ?) 2 fois par semaine. Cela peut aussi être le jardin, le ménage, mais c’est moins fun !
- Marcher le plus possible (prendre les escaliers, laisser la voiture quand il ne pleut pas et que vous n’êtes pas trop loin du lieu où vous vous rendez).
- En ce qui concerne l’alimentation, il faut réduire le sel, boire (de l’eau), manger des aliments drainant comme le pamplemousse, l’artichaut…
- Vous pouvez tester des tisanes… Même si cela n’est pas toujours très visible, elles ont le mérite de nous faire boire. Composez votre cocktail !
Le frêne est une plante diurétique, la piloselle favorise l’élimination de l’eau dans les reins, l’orthosiphon a une action drainante, la reine des prés détoxifie votre foie, la queue de cerise augmente les urines.
Il y a quelques années, j’ai pu me faire prescrire et trouver un kiné qui a réalisé sur moi 20 séances de drainage lymphatique. C’est top et ça marche. Malheureusement, il n’est pas si simple de se faire prescrire ce type de soin, et surtout de trouver un kiné qui va avoir le temps de le faire.
Pour le stress… Rien de tel qu’une bonne séance de sophrologie, un massage, un petit tour au SPA, un moment chez le psy.
Le problème, c’est qu’il faudrait le faire toutes les semaines. Il ne faut pas se mentir, cela finit par couter un peu cher, et il n’est pas toujours facile pour chacun, chacune de se donner le droit de s’occuper de soi. Par conséquent, on fait l’impasse.
Alors là, je vais être un peu directe, mais c’est ce qui me fait réagir alors peut-être que cela peut vous aider.
Ces dernières années, j’ai pu échanger avec des femmes ou des hommes qui ont vécu un cancer (plutôt agressif) et qui ont lutté pour se soigner, et pour se reconstruire. Les personnes dont je vous parle sont en rémission et TOUTES effectuent un changement radical dans leur mode de fonctionnement, de pensée aussi. Le travail reste là, mais prend un sens différent et un espace différent. La vie reprend le dessus, la famille, aussi importante qu’elle soit, ne s’apparente plus un « carcan ». Le mode « contrôle » diminue et enfin, ils décident d’aller vers leurs envies, prendre du temps pour eux.
Testé et approuvé ?
Vous pouvez aussi visiter le cabinet Lubzeynski sur YouTube, il vous emmène dans des états de détentes incroyables.
La séance est un peu longue. Vous pouvez en trouver d’autres plus courtes comme « hypnose pour arrêter de trop penser »
THE MENOPAUSE
Voici le sujet qui touche les femmes entre 48 et 56 ans. Si cette période a longtemps été taboue, limitant les échanges. Aujourd’hui, ils sont, grâce à Internet plus ouverts et permettent de se libérer et de se sentir moins seul.
Encore une fois, pour cette période, nous sommes loin d’être sur un pied d’égalité. Certaines ne ressentiront rien alors que d’autres se battent pour garder la tête hors de l’eau.
Ventre gonflé et ménopause : qu’est-ce qui crée ce problème ?
Les femmes ont leurs hormones bien à elles… Les œstrogènes. Ils ont une action sur tout le corps. Ce sont eux qui sont responsables de la fabrication de la graisse et qui provoquent aussi de la rétention d’eau.
Heureusement… La progestérone (autre hormone) vient contrebalancer le problème.
A la ménopause, tout ceci se dérègle et peut engendrer à la fois une prise de poids, mais surtout une modification de la répartition des graisses sur le corps. Elles vont avoir tendance à se positionner autour du ventre et malheureusement, elle est très dure à déloger !
Catherine explique très bien la ménopause dans son blog : www.vivelamenopause.com. Je vous conseille une visite, car, si elle n’est pas professionnelle, elle a fait de nombreuses recherches et explique justement la ménopause dans des termes très simples et très accessibles.
Pour info : de la puberté à la ménopause, la graisse est stockée principalement au niveau des cuisses et des fesses alors qu’ensuite, elle se positionne au niveau du ventre. (grrrrr)
Pour les conseils à ce niveau là, pas de miracle… Changement d’alimentation et activité physique. Pilates peut avoir un impact intéressant du fait que le travail est ciblé sur le transverse qui est le muscle de notre ventre. En le renforçant, vous pouvez bruler quelques cellules graisseuses, mais aussi permettre un massage des viscères et l’élimination de l’eau stockée à leurs niveaux.
A lire aussi : les bienfaits de la méthode Pilates
Ma conclusion
Ma conclusion sera un échange, avec une personne, un jour dans une salle de sport…
Ce jour-là, j’ai discuté avec une femme d’environ 70 ans. Elle avait du mal avec ses douleurs, et le poids du temps faisait irrémédiablement son œuvre. Elle m’a dit ceci : « Vous savez, je viens là 2 fois par semaine. C’est ma respiration, ma cure de jouvence. J’ai toujours mal bien sûr, le temps avance évidemment, mais comment serais je si je ne faisais pas cela ? »
On apprend beaucoup de nos aînés et la sagesse est une des merveilles du temps qui passe.

